Fermeture du blog

Chers visiteurs, ce billet pour vous annoncer l’arrêt de l’alimentation de ce blog.
J’ai en effet décidé de réunir la fonction de blogging et de partage de photographies à un seul endroit. Vous me trouverez désormais ici: http://pgolaz.ch

Ce blog, avec cette adresse va continuer d’exister jusqu’à la fin de cette année.

Du nouveau matos!

Du nouveau matériel vient de faire son apparition dans mon sac! Ce qui veut signifie bientôt toute une série de nouvelles photos, toutes encore plus belles que ce que j’ai pu faire jusqu’ici. (Du moins je l’espère).

Pour commencer, un grip (BG-E5) trouvé d’occasion chez Photo Grancy.

Une lightsphere de Gary Fong. Pour les quelques essais que j’ai fait chez moi aujourd’hui, c’est un vrai plus. La lumière est beaucoup plus agréable.

Et un objectif Sigma 17-70 f/2.8-4.0 DC Macro OS HSM qui devrait arriver lundi. Un bel objectif zoom, qui a le gros avantage d’être très lumineux. J’ai en effet eu dernièrement beaucoup de difficultés dans des lieux mal éclairés, et j’espère que cet objectif m’économisera du temps sur photoshop à récupérer l’exposition et le bruit.

La photographie de portrait

Portrait de jeunes fille à Madagascar

Parmi les différents domaines en photographie auxquels je me suis essayé, le portrait reste celui que j’affectionne le plus. Et beaucoup de photographes de renom sont du même avis que moi, ou plutôt, c’est moi qui suis du même avis qu’eux. J’ai longtemps hésité à écrire un article à ce sujet, ne sachant pas si mes portraits étaient suffisamment bons. Mais on m’a fait le plus beau compliment, à mon avis, que l’on puisse faire pour un portrait. Une amie ayant dernièrement découvert mes photos m’a dit au sujet de mes portraits qu’ « on dirait qu’ils nous parlent ».

La photographie de portrait donne les plus belles images que j’ai pu voir jusqu’à présent, mais c’est aussi un des domaines les plus difficiles et les plus subtils. En effet, un paysage est le même qu’on pointe son objectif dessus ou non. Il en est de même en photographie architecturale, culinaire, etc. Dans ces domaines, la réussite de la photo relève essentiellement du talent et des connaissances du photographe. Il fait son cadrage, règle son appareil, et appuie sur le déclencheur. Mais pour un portrait, la grande différence est que le sujet est une personne, tout à fait consciente qu’on la prend en photo. J’aime citer l’écrivain suisse Albert Cohen qui a écrit: « Quand les gens posent pour une photographie, ils sourient, ils sont bons, leur âme est endimanchée. » Ce n’est pas toujours facile de faire un portrait naturel et « vrai » comme j’aime à les appeler. Je dis « vrai » pour un portrait qui n’est pas seulement artistiquement réussi, mais qui reflète la personnalité du sujet. Et il arrive, parfois avec un peu de chance, parfois parce que le sujet ne sait pas qu’il est pris en photo, ou n’a pas ce rapport à l’image et à la photographie que l’on a en occident, que le portrait soit réussi, et qu’il nous dise quelque chose du sujet, de son caractère, de sa vie, de son histoire. La photographie qui illustre cet article en est un bel exemple je trouve. Cette jeune fille habite dans un petit village isolé de Madagascar, et n’avait donc pas ce réflexe, quand je braquais mon objectif sur elle, de poser, de sourire, ou je ne sais quoi de tout le cérémonial auquel on peut assister ici. Peu importe que je braque mon objectif sur elle ou sur n’importe quel autre enfant du village, ils restaient les mêmes. C’est en grande partie grâce à cela que les portraits que j’ai ramené de ce voyage sont dans ceux qui me plaisent le plus.

Un photographe dont j’ai beaucoup apprécié l’exposition à l’UNIL « Les figures du pouvoir » est Olivier Roller, je vous invite à consulter son site : www.olivierroller.com

Et vous pouvez retrouver d’autres de mes portraits ici : http://www.flickr.com/photos/philippegolaz/sets/72157622206216847/

Gymnaestrada 2011

Cortège de la cérémonie de clôture

Gymnaestrada 2011 - closing ceremony procession, première mise en ligne par Philippe Golaz.

Cette année 2011, au mois de juillet, et plus exactement du 10 au 16, a eu lieu la 14e World Gymnaestrada (WG) à Lausanne. En deux mots, la WG est un rassemblement mondial de gymnastique, mais sans compétition. Cela réunit chaque 4 ans, environ 50 000 gymnastes, de tous âges,et de tous les niveaux.
Le slogan de cette année était “Meet the magic”, “Rencontrez la magie” en français. Et c’est vrai qu’il y a quelque chose de magique dans cette gymnaestrada, de voir une telle masse de monde, qui se déplace pour le plaisir de faire du sport ensemble et de se rencontrer.
En tant que photographe, amateur en mon cas, mais je pense qu’il en va de même pour les pros, on peut aussi prendre part à cette magie. J’ai pris énormément de photos, il faut le dire, mais j’ai aussi eu de très belles surprises. Quand lors d’un évènement quelconque, je cherche à prendre des photos des personnes qui sont là, je ressent toujours un petit malaise, je l’impression de faire dans le voyeurisme. Mais ici, à aucun moment. Il y a eu même plusieurs moments, où j’ai pris en photos des gymnastes que je ne connaissait absolument pas, mais qui m’ont “offert” de magnifiques photos, en regardant droit dans mon objectif et tout sourire, comme si j’étais un vieil ami venu assister à leur représentation. Peut-être est-ce habituel pour certains, mais cela m’a particulièrement marqué comme expérience photographique, de partager un instant de magie avec une inconnue (oui, il y a une majorité de femmes), au travers de mon objectif.

Un dernier petit commentaire sur la photo ci-dessus. Il s’agit du défilé qui a suivi la cérémonie de clôture. Il réunissait (presque) tous les gymnastes et les bénévoles. Vous pouvez voir tout en haut de l’avenue de Beaulieu la suite du cortège (ok, on voit pas si bien que ça sur la photo mais c’est bien ça). Et quand moi j’étais en haut de cette rue, je voyais le début du cortège qui finissait de traverser le pont Chauderon. Histoire de vous faire une idée de ce que ça peut représenter…

Je vous invite à aller regarder les autres photos, dont les quelques unes que j’ai évoqué dans l’article, ici:
 Album World Gymnaestrada 2011

Et le groupe où d’autres photographes partagent les leurs de photos:
http://flickr.com/groups/wg2011

En chemin

En Chemin

En Chemin

Cette photographie, fais partie de celles que j’aime, mais que je n’ai pas voulu prendre comme ça. Je l’ai prise à Lisbonne, dans le quartier Belem. Alors que je marchais derrière une amie, j’ai placé mon appareil près du sol, pointé sur ses pieds, et j’ai appuyé sur le déclencheur. En regardant ce que ça avait donné j’ai essayé d’en faire d’autres, mais au final, seule la première a retenu mon attention.
Je l’apprécie pour deux raisons, pour son aspect interrogatif, et pour ce qu’elle représente le thème de notre voyage.
Pour quelqu’un d’étranger à notre voyage, son oeil est d’abord capté par la partie nette de l’image, soit les pavés avec la mousse qui court au milieu d’eux, puis immédiatement, son regard part vers le coin supérieur droit, où se trouve ce pied flou. On se demande alors à qui appartient ce pied, où il va. Est-ce qu’il court? Est-ce qu’il marche? Appartient-il à un homme, un femme? Un vieux, un jeune?
Pour ceux qui ont pris part à ce voyage d’église intitulé “les jeunes en chemin”, cette photo illustre ce voyage, où nous sommes partis avec d’autres que l’on connaissait très peu, et que l’on a appris à découvrir au fur et à mesure. D’abord un petit bout (un pied), puis toujours plus. Tout en restant sur le même chemin tous ensemble.

Portait et église romane

Portrait et église romane

Photo prise devant l’église romane de Saint-Sulpice dans le cadre du projet The Look Of Switzerland ( http://www.thelookofswitzerland.ch ).
L’idée est la suivante. Le temps d’un week-end des photographes pro et amateurs, ont photographiés le look des suisses. Il y a eu 834 photographes à y participer, dont moi. 300 photographies ont été choisies pour participer au vote final, mais malheureusement aucune des miennes.

Ce fut quand même une expérience très sympathique, dans laquelle j’ai pris beaucoup de plaisir à chercher l’endroit qui conviendrait le mieux à mon modèle. (Que je remercie en passant de s’être prêtée au jeu!)

Peut-être que lors d’un autre concours…qui sait!

A l’heure de la lessive

lessive

Cette photo, je l’ai prise lors d’un voyage à Madagascar avec d’autres jeunes de mon Eglise. C’était un voyage à la fois spirituel et humanitaire. Nous y avons apporté une petite aide matérielle, et nous avons beaucoup reçu spirituellement. Car, il faut le dire, en Europe on est pas mal coincés de ce côté-là, et c’est tout le contraire dans ce petit village. Village que l’on aperçoit sur la colline.
Cette photographie traduit très bien la simplicité dans laquelle nous avons vécu l’espace de quelques semaines. La lessive sèche directement au soleil, aux abords du puits. Il n’y a pas besoin d’étendages dernier cri, on fait avec le minimum et on en est très content. C’est une des leçons de vie que l’on a pu recevoir en allant à la rencontre de ces gens. Se satisfaire de ce que l’on a, et être reconnaissant pour cela, au lieu de vouloir toujours plus, toujours mieux. J’y ai appris la vraie valeur des choses, la valeur du “vivre ensemble”, en tant que communauté, et non en tant qu’individualité comme on nous l’enseigne dans les pays “développés” si l’on peut dire, car ils auraient bien des leçons à recevoir des pays comme Madagascar.
Cette photographie me rappelle quelles sont les choses essentielles dans la vie, et m’encourage à bien faire la part des choses.

Sur la route du Carmel

Sur la route du Carmel

"Sur la route du Carmel"

Sur la route du Carmel de la Paix, à Mazille. Ces dernières années j’ai eu la chance de pouvoir me rendre dans ce Carmel, en France, que ce soit en tant qu’accompagnant avec des enfants, ou en tant que retraitant. J’ai pris cette photo en automne 2010, la dernière fois que je m’y suis rendu, pour le moment. Ce panneau, et quelques autres, se trouve sur le chemin qui mène de l’endroit où nous résidons généralement, au Carmel lui-même.
Le Carmel est donc une communauté de soeurs carmélites, qui pratiquent le silence. Oui, on peut dire que le silence se pratique. Ce n’est pas facile de l’apprivoiser, de se l’approprier, d’apprendre à le connaître. Mais quand on y arrive, cela est très agréable. Et j’ai toujours beaucoup de plaisir à aller à la rencontre de ce silence auprès de ces soeurs. Il est plus facile de faire silence dans ce lieu qui lui est dédié, que lorsque l’on est chez-soi. Car le silence ce n’est pas seulement ne pas parler, c’est aussi arrêter tous nos bavardages intérieurs, pour écouter Dieu.
Et à chaque fois que je me rend au Carmel pour un office ou pour travailler avec les soeurs, je prend ce chemin, cette petite route parsemées de ces petits panneaux qui nous guident, et c’est sur ce chemin que je me prépare à faire silence, au fur et à mesure que je me rapproche du Silence du Carmel.

Mémorial de la Shoah

 

Mémorial de la Shoah

J’ai pris cette photo lors de mon voyage de bac à Berlin. Cette photo à été retravaillée après-coup, pour assombrir le côté droit de l’image.

Ce mémorial est constitué de 2711 stèles de béton, toutes de tailles différentes, allant jusqu’à plus de 4 mètres de hauteur, et entre lesquels on peut sans autre se promener, mais sans se perdre.

Berlin est une très belle ville je trouve, pleine de surprises et d’endroits atypiques, et ce monument à la fois imposant et discret m’impressionne. Imposant de par sa taille, et sa lourdeur, quand on se risque à arpenter ces petits couloirs formés par ces blocs de béton, et discret, car il est à semi enterré. Cela peut être inquiétant de se promener là-dedans, et il est difficile de comprendre ce monument. On peut se risquer à des théories, mais rien dans les mensurations du monument, ni dans les couleurs, ne semble être significatif. Il n’a pas de sens, il est pesant, lourd, dure, agreessif, et j’en passe, tout comme l’holocauste. C’est du moins comme cela que je le perçoit.

Peut-être que cette citation de Peter Eisenman, l’architecte de ce mémorial peut nous aider: “The enormity and scale of the horror of the Holocaust is such that any attempt to represent it by traditional means is inevitably inadequate … Our memorial attempts to present a new idea of memory as distinct from nostalgia … We can only know the past today through a manifestation in the present.”